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À l’arrêt, les voitures électriques consomment aussi 

Une étude belge récente révèle que les voitures électriques consomment de l’énergie même lorsqu’elles sont à l’arrêt. Qu’est-ce qui explique cette consommation et comment pourrait-on l’améliorer ?

Cette étude met en lumière un aspect souvent ignoré de la consommation d’énergie des voitures électriques : celle qui se produit lorsqu’elles sont à l’arrêt. Il est important de prendre en compte cette consommation cachée pour avoir une vision plus précise de l’efficacité énergétique des voitures électriques et inciter les constructeurs à trouver des solutions plus éco-responsables.

L’étude belge qui dévoile la consommation cachée

Le site monenergie.be, comparateur des prix de l’énergie en Belgique, a relayé une étude menée par Re.alto, une start-up lancée par le transporteur d’énergie Elia. La start-up, spécialisée dans l’échange de données énergétiques, a collaboré avec plusieurs constructeurs automobiles et gestionnaires de flottes pour mener cette enquête.

L’étude a été initiée suite à un constat d’écart entre la consommation estimée et la consommation réelle des véhicules électriques. Il s’avère que cet écart provient en grande partie de la consommation du véhicule lorsqu’il est à l’arrêt. Les périodes d’inactivité d’une voiture électrique peuvent engendrer une consommation allant jusqu’à 1 000 kWh/an, soit un coût annuel de 500 euros en Belgique et 200 euros en France.

Pourquoi les voitures électriques consomment-elles à l’arrêt ?

Cette consommation d’énergie à l’arrêt s’explique par le fait qu’une voiture électrique n’est jamais totalement « éteinte ». Elle doit continuer à transmettre des données, tant au constructeur (pour les mises à jour, par exemple) qu’à l’application smartphone de l’utilisateur (niveau de charge, relevé kilométrique, pré-programmation de la climatisation, etc.). Cette situation est similaire à une télévision laissée en veille.

Techniquement, il serait possible de mettre la voiture en mode « off » complet, mais la reconnexion au réseau prendrait alors plusieurs minutes à chaque démarrage. Face à cette problématique, la start-up Re.alto suggère aux constructeurs de trouver un système de transmission de données moins énergivore.

Stéphanie Haerts

Rédactrice dans la finance et l'économie depuis 2010, j'ai créé deux sites Mon Totem, accès sur du contenu positif orienté sur l'écologie, et Penser Demain, rassemblant des sujets sur le monde que nous souhaitons créer demain.

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