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La qualité de l’air s’améliore en Europe

La qualité de l'air en Europe s'améliore - @Pixabay

Nous sommes encore nombreux, en Europe, à vivre dans des régions où la qualité de l’air laisse vraiment à désirer. Mais l’air que nous respirons est tout de même moins pollué aujourd’hui qu’il y a 20 ans.

Entre 2003 et 2019, des chercheurs de l’Institut de Barcelone pour la santé mondiale (ISGlobal, Espagne) ont surveillé, quotidiennement, les concentrations de particules fines dans plus de 1 400 régions de 35 pays d’Europe. De celles que les scientifiques qualifient de PM2.5 — des particules de moins de 2,5 micromètres de diamètre — et de PM10, de dioxyde d’azote (NO2) et d’ozone (O3). Ils rapportent dans la revue Nature Communications que les niveaux de pollution de l’air ont globalement baissé ces 20 dernières années. De 1,7 à 2,7%.

Une pollution en baisse, mais les efforts doivent se poursuivre

Les chercheurs soulignent malgré tout que les concentrations en ozone ont légèrement augmenté dans le sud de l’Europe. D’à peine plus de 0,5 %. Mais assez pour faire quadrupler le nombre de jours dits d’air impur dans ces régions. Ces jours sont définis comme ceux pendant lesquels les limites fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont dépassées simultanément pour deux polluants ou plus. Globalement, les chercheurs notent que, plus de 86 % de la population européenne a encore connu au moins un jour d’air impur par an au cours de la période d’étude.

Pour en arriver à des résultats aussi précis, les chercheurs ont développé une intelligence artificielle à partir de données satellitaires, atmosphériques, climatiques et d’utilisation des terres. Un modèle d’apprentissage automatique qui leur a permis d’estimer les niveaux de polluants de manière plus complète que ce qui peut être fait avec les seules stations de surveillance dispersées en Europe.

L’ozone, un polluant difficile à contrôler

Parmi les enseignements à tirer de ces travaux, la nécessité d’accentuer la lutte contre les pollutions aux PM2.5 et à l’ozone. La gestion de ce dernier est un véritable défi. Car l’ozone n’est pas émis directement. Il se forme dans la basse atmosphère à partir de composés comme les composés organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO) ou les oxydes d’azote (NOx). Ceux-là sont produits par la combustion des énergies fossiles, notamment.

Et plus les températures grimpent sous l’effet du réchauffement climatique anthropique, plus cet ozone se forme facilement dans l’air. Avec pour effet collatéral, la libération d’un peu plus de PM2.5. D’ailleurs, les chercheurs observent que la contribution de la combinaison PM2.5-O3 aux jours d’air impur est passée de moins de 5 % en 2004 à plus de 35 % en 2019. Le tout surtout pendant les saisons chaudes.

natmayer

Physicienne de formation, je suis devenue journaliste par amour pour l'écriture. Par envie de raconter des histoires aussi. Et voici plus de 20 ans que j'écris pour différents médias. Avec une attirance toute particulière pour les sujets environnement et énergie.

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