/

D’ici 2030, 50 % de l’électricité mondiale sera produite par des sources bas carbone

D’ici à 2030, la moitié de l’électricité mondiale pourrait être produite à partir de sources bas carbone. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui ajuste ses prévisions face à un avenir énergétique plus propre. Cette transition, essentielle pour répondre aux défis climatiques, nous mène vers ce que l’AIE appelle « l’ère de l’électricité ».

Vers une capacité décuplée

L’Agence internationale de l’énergie projette une augmentation spectaculaire de la capacité globale de production d’électricité, passant de 4 250 gigawatts actuellement à près de 10 000 gigawatts en 2030. Cette expansion est soutenue en grande partie par une augmentation de la production d’électricité d’origine nucléaire et renouvelable, anticipant un doublement de la production atomique d’ici à 2050. « Nous avons connu l’ère du charbon et l’ère du pétrole, et nous entrons maintenant à grande vitesse dans l’ère de l’électricité, qui définira le système énergétique mondial à l’avenir et sera de plus en plus basée sur des sources d’électricité propres« , a indiqué le directeur exécutif de l’AIE Fatih Birol cité dans le communiqué du rapport annuel de l’organisation, World Energy Outlook 2024.

La consommation d’électricité mondiale a doublé récemment et devrait croître six fois plus vite que la demande totale d’énergie d’ici à 2035. Cette hausse est principalement due à l’expansion des data centers, essentiels pour le développement de technologies comme l’intelligence artificielle et les services cloud. Des géants du numérique, tels que Microsoft et Google, ont déjà formé des partenariats stratégiques avec des producteurs d’énergie nucléaire.

Prédominance persistante des énergies fossiles

En 2023, les énergies fossiles, y compris le pétrole, le gaz et le charbon, représentaient encore 80 % de la demande énergétique mondiale. Malgré une augmentation prévue de la capacité des énergies renouvelables, le monde reste loin des objectifs climatiques nécessaires pour limiter le réchauffement global.

Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, souligne l’urgence d’intensifier les efforts internationaux pour diminuer la dépendance aux énergies fossiles, dans des propos partagés par Les Echos. Sans une réduction rapide des émissions de CO2, la température mondiale pourrait augmenter de 2,4°C d’ici la fin du siècle, dépassant largement la limite de 1,5°C fixée par l’accord de Paris. L’AIE prévoit un pic des émissions avant 2030, mais rappelle la nécessité d’actions concrètes pour éviter les pires impacts du changement climatique.

Stéphanie Haerts

Rédactrice dans la finance et l'économie depuis 2010, j'ai créé deux sites Mon Totem, accès sur du contenu positif orienté sur l'écologie, et Penser Demain, rassemblant des sujets sur le monde que nous souhaitons créer demain.

Laisser un commentaire

Publicités

Réchauffement climatique : pourquoi la durée du jour s’allonge sur Terre

Le réchauffement climatique ne transforme pas seulement les équilibres naturels, il modifie aussi la rotation de la Terre. En effet, une étude remontant sur 3,6 millions d’années montre que plus la planète se réchauffe, plus la durée du jour s’allonge. Un phénomène discret, mais mesurable, qui pourrait à terme influencer nos systèmes de mesure du…

Plastiques intelligents et matériaux « vivants » : l’ESPCI pose les bases d’une mutation industrielle durable

À Paris, l’ESPCI a accueilli le 19 novembre 2025 la première édition de The Future of Materials, révélant les promesses de nouveaux plastiques auto-réparants et de matériaux « vivants ». Au cœur de cette rencontre : l’ambition d’unir science, industrie et durabilité pour transformer radicalement la façon dont sont conçus les matériaux. Le 19 novembre 2025, à…

Antarctique : la banquise atteint son 3ᵉ niveau le plus bas jamais enregistré par satellite

Face à l’effondrement progressif de la glace de mer en Antarctique, les solutions ne relèvent ni du miracle technologique ni de la géo-ingénierie hasardeuse. Elles passent d’abord par une réduction drastique et immédiate des émissions mondiales de gaz à effet de serre, principale cause du réchauffement des océans et de l’atmosphère.

Publicités
Publicités

En savoir plus sur Penser Demain

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture