En 2019, la centrale nucléaire de Three Mile Island en Pennsylvanie était mise hors service, marquant la fin d’une époque. Quatre ans plus tard, dans un revirement spectaculaire, Microsoft annonce son plan de relancer le site pour alimenter ses gigantesques centres de données. Un projet à double tranchant, entre ambition écologique et défi technologique.
Vers une production accrue d’énergie propre
Microsoft, en partenariat avec Constellation, prévoit de redémarrer l’unité 1 de la centrale, visant une production de 835 mégawatts d’électricité. Cet accord de 20 ans renforce l’engagement de Microsoft vers une empreinte carbone réduite, la centrale étant rebaptisée Crane Clean Energy Center en hommage à Chris Crane. La firme de Redmond espère ainsi compenser l’énergie consommée par ses opérations à travers une source plus durable et sans carbone.
Avant que les turbines ne se remettent en mouvement, Constellation doit encore obtenir le feu vert des régulateurs nucléaires fédéraux. Un processus d’examen prévu pour se conclure en 2027, avec un redémarrage effectif de la centrale prévu pour 2028. Cette étape est capitale pour assurer la sécurité et la viabilité à long terme du projet.
Des dépenses majeures pour une rénovation complète
Constellation envisage d’investir environ 1,6 milliard de dollars pour la rénovation de la centrale, une somme non négligeable qui couvrira la mise à niveau des turbines, générateurs, et autres systèmes essentiels. Ces investissements sont stratégiques pour remettre le site à niveau et garantir sa performance optimale jusqu’à la nouvelle date de retraite fixée à 2054.
La relance de Three Mile Island n’est pas seulement une victoire pour l’environnement mais aussi pour l’économie locale. La réactivation du réacteur pourrait créer jusqu’à 3 400 emplois, tant directs qu’indirects, revitalisant ainsi une région marquée par le drame de 1979. Cet effort monumental démontre le potentiel des technologies modernes à redéfinir les bases de l’économie énergétique et technologique.

