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On peut éliminer presque 95 % des nanoplastiques de notre eau

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La pollution plastique est partout. Dans notre eau, sous forme de micro et de nanoparticules. Et des chercheurs semblent avoir trouvé un moyen d’éliminer près de 95 % de ces dernières.

Il y a quelques jours, des chercheurs publiaient dans la revue Frontiers in Marine Science les résultats d’une étude portant sur la pollution plastique. Une de plus dont les conclusions sont inquiétantes. Les chercheurs, en effet, rapportent avoir découvert des microplastiques dans pas moins de 97 % des oiseaux vivant dans une région aussi éloignée de la civilisation que l’Antarctique.

Comment éliminer les plastiques de l’eau ?

Mais les scientifiques ne baissent pas les bras pour autant. Ils cherchent sans relâche des solutions pour lutter contre le fléau de la pollution plastique. Récemment, une équipe évoquait, dans les Environmental Science & Technology Letters, la possibilité d’éliminer, dans certains cas, 80 % des microplastiques d’une eau en la faisant simplement bouillir. Et aujourd’hui, une équipe de l’université de Waterloo (Canada) présente, dans la revue Separation and Purification Technology, une technologie qui pourrait nous aider à éliminer les nanoplastiques de notre eau.

Éliminer les nanoplastiques grâce… à du plastique !

À la base du procédé, l’époxy. Cette résine plastique dite thermodurcissable réputée difficile à recycler et qui de fait, termine souvent sa route, au mieux dans nos décharges, au pire dans nos ruisseaux où elle va, elle-même, directement polluer l’eau. Mais grâce à une décomposition thermique, les chercheurs de l’université de Waterloo ont réussi à transformer l’époxy en une sorte de carbone actif. Avec l’idée de l’utiliser ensuite pour piéger physiquement — dans la structure poreuse de l’époxy transformée — des nanoplastiques qu’ils auraient placés dans de l’eau. Des nanoplastiques produits à partir d’une forme de polyester souvent utilisée pour la fabrication des bouteilles d’eau notamment. Le tout pour un double bénéfice : trouver un usage à un matériau jusqu’ici rarement réutilisé et débarrasser notre eau de particules nuisibles à notre santé.

Les chercheurs ont pu démontrer une efficacité de 94 % ! Reste tout de même à tester le procédé sur d’autres types de plastiques. Et à le rendre utilisable dans les usines de traitement des eaux usées.

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