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L’agrivoltaïsme en soutien à l’agriculture et à la transition énergétique

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La crise énergétique n’épargne personne. Et surtout pas l’agriculture dont les besoins en la matière sont importants. Mais des solutions existent pour le secteur. Parmi lesquelles, l’agrivoltaïsme.

L’agrivoltaïsme. Le mot est sur beaucoup de lèvres depuis quelques mois. Crise énergétique et crise de l’agriculture obligent. L’idée : utiliser les mêmes terres pour la production alimentaire et pour la production d’électricité solaire. Sans dégrader ni l’un ni l’autre. Si possible, même, en dopant le rendement des cultures ou des élevages par l’installation de panneaux photovoltaïques sur la parcelle. Ainsi, des fraises cultivées sous des serres photovoltaïques seront, par exemple, mises à l’abri au moins de certains aléas climatiques.

L’agrivoltaïsme, oui, mais pas dans l’importe quelles conditions

L’agrivoltaïsme semble adapté à différents types d’agriculture. Comme l’apiculture, les cultures sous serres, l’élevage ou encore l’horticulture. Mais ne rêvez pas à la solution miracle. Elle n’existe pas. Les chercheurs avertissent que l’agrivoltaïsme doit savoir s’adapter tant à l’activité agricole qu’à l’exploitation et à sa localisation. Une équipe explique ainsi très récemment, dans la revue Energy for Sustainable Development, qu’au Portugal, le meilleur des rendements sera obtenu pour des panneaux solaires photovoltaïques installés en rangées espacées au milieu de cultures adaptées à un environnement ombragé. Les chercheurs assurent même qu’il est possible d’amortir ainsi les systèmes en moins de cinq ans. Et de générer alors plus de valeur que si agriculture ou solaire photovoltaïque étaient implantés seuls sur les mêmes terres.

La science pour délimiter le champ des possibles de l’agrivoltaïsme

Pour l’heure, toutefois, les expérimentations dans le monde réel ne sont pas toujours couronnées de succès. Et les vrais projets demeurent plutôt rares. La Chambre d’agriculture de la Gironde, par exemple, ne semble pas imaginer, à terme, beaucoup plus de 1 % des exploitations du département converties à l’agrivoltaïsme. Mais peut-être les études scientifiques qui se multiplient à ce sujet pourront-elles à l’avenir mieux guider ceux qui souhaitent se lancer.

En attendant, l’agriculture va sans doute devoir penser efficience et sobriété. En regroupant des parcelles, en adaptant la puissance des outils ou en adoptant les principes de l’écoconduite. Pour réaliser quelques économies d’énergie qui aideront à maîtriser la facture.

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